Il y a dix-huit mois, l’intelligence artificielle générative était un sujet de curiosité pour les early adopters. Aujourd’hui, c’est un outil de production intégré aux workflows de studios de cinéma, de maisons d’édition, d’agences de publicité, et de magazines comme B-Empire. La révolution a eu lieu, discrètement, rapidement, irréversiblement.
Ce qui a changé dans les rédactions
Dans les rédactions qui ont adopté l’IA générative, les usages ont été étonnamment pragmatiques : génération de premières ébauches pour les articles routiniers, assistance à la recherche, transcription et résumé d’interviews longues, génération de variantes de titres et de chapeaux. Ce que l’IA ne fait pas bien : l’angle original, la nuance politique, l’humour, la voix distinctive. Le journalisme de fond reste humain. Le reste est en cours de négociation.
« L’IA ne remplace pas les journalistes. Elle remplace les tâches que les journalistes n’auraient jamais dû faire en premier lieu. »
— Directeur éditorial, grand groupe de presse européen
Les industries les plus transformées
Le jeu vidéo, la publicité, et le cinéma d’animation sont les secteurs où la transformation est la plus avancée et la plus visible. Des studios indépendants capables de produire, grâce à l’IA, des visuels autrefois réservés aux grandes productions hollywoodiennes. Des agences de pub qui réduisent leurs délais de création de 60%. Un débat éthique intense sur la rémunération des artistes dont les œuvres ont entraîné ces modèles.
La question n’est plus « l’IA va-t-elle transformer les industries créatives ? » La question est « comment les industries créatives vont-elles définir leur valeur propre dans un monde où la production est quasi-gratuite ? » C’est la vraie question. Et personne n’a encore la réponse complète.
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