À moins de deux semaines des élections de mi-mandat prévues le 3 novembre, le président américain Donald Trump est confronté à une impopularité sans précédent pour un président en exercice lors de ce type de scrutin, avec une cote de popularité de seulement 32 % selon les sondages.
Cette situation inquiète le Parti républicain, qui voit son avenir politique menacé. Donald Trump multiplie les déplacements en urgence dans des États traditionnellement républicains, dits “rouges”, pour tenter de mobiliser sa base et limiter les pertes.
Malgré ces efforts, une majorité de la population américaine porte un jugement négatif sur sa gestion de plusieurs dossiers majeurs, notamment l’économie, le commerce, l’immigration et l’inflation. Cette défiance pourrait favoriser les démocrates, qui visent à reprendre le contrôle de la Chambre des représentants, et potentiellement du Sénat, ce qui réduirait considérablement la marge de manœuvre du président pour la seconde moitié de son mandat.
Vincent Michelot, professeur émérite d’histoire politique des États-Unis à Sciences Po Lyon, souligne que jamais une élection de mi-mandat ne s’était déroulée avec un président aussi impopulaire, ce qui accentue l’incertitude quant aux résultats du scrutin.
