Fanny Badache, chercheuse à Sciences Po et enseignante à l’Université de Genève, a analysé l’incapacité de l’ONU à remplir son mandat de paix et sécurité internationales dans un contexte mondial marqué par une violence inédite depuis plusieurs décennies.
Elle explique que la capacité de l’ONU dépend largement de la coopération des États souverains, en particulier des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Lorsque ces puissances sont divisées, les mécanismes de sécurité collective mis en place par l’ONU peuvent devenir paralysés, empêchant toute action efficace.
Cette paralysie survient dans un ordre international de plus en plus fragmenté, volatile et imprévisible, ce qui complique davantage la mission de l’ONU face aux conflits actuels.
