Frank Elderson, vice-président du conseil de supervision de la Banque centrale européenne (BCE), a participé à la 17e conférence FMA sur “Europe’s Financial Future” où il a insisté sur la nécessité d’une supervision bancaire européenne efficace et simplifiée.
Selon lui, simplification et supervision efficace ne s’opposent pas mais se renforcent mutuellement. Pour rendre le dialogue avec les banques plus simple, la supervision doit se concentrer davantage sur les risques matériels, être plus efficiente et conduire à des améliorations concrètes et rapides des faiblesses identifiées.
Cette focalisation permet de réduire la complexité inutile pour les banques : les discussions deviennent plus ciblées et le suivi des mesures correctives plus précis, ce qui libère du temps pour traiter les causes profondes des faiblesses majeures. Les questions moins impactantes sont traitées de manière proportionnée.
La BCE exige que toutes les faiblesses identifiées soient corrigées rapidement et durablement. Pour les faiblesses mineures, les banques doivent simplement confirmer avoir pris les mesures nécessaires, sans documentation supplémentaire. En revanche, les faiblesses majeures non traitées rapidement ne contribuent pas à la résilience du système bancaire.
