La nouvelle ère des Bleus tient désormais son premier grand rendez-vous. Zinédine Zidane dévoilera sa toute première liste comme sélectionneur de l’équipe de France le vendredi 18 septembre 2026 à 18 heures, au siège de la Fédération française de football. Derrière une date et une heure se cache un moment que tout le football français attend : le premier aperçu concret des choix, de la méthode et de l’ambition de l’ancien numéro 10.
Nommé le 28 juillet pour succéder à Didier Deschamps, Zidane entrera immédiatement dans le vif du sujet. Son premier rassemblement comprendra quatre rencontres de Ligue des nations en onze jours, avec deux déplacements puis deux réceptions. Il ne s’agira donc pas d’une simple liste de transition, mais du premier acte sportif d’un mandat qui doit conduire la France jusqu’à la Coupe du monde 2030.
Le 18 septembre, plus qu’une liste : un changement d’époque
Le rendez-vous est fixé au vendredi 18 septembre à 18 heures. Selon L’Équipe et Le Parisien, la conférence de presse se tiendra au siège de la FFF. Trois jours plus tôt, la composition définitive du staff doit être communiquée. La séquence a été pensée comme un lancement : d’abord l’équipe qui entourera Zidane, puis les joueurs qui porteront son premier projet.
Le symbole est immense. Pendant quatorze ans, les listes de Didier Deschamps ont rythmé la vie des Bleus, entre continuité, fidélité et débats récurrents. Zidane arrive avec une légende personnelle, une expérience de très haut niveau au Real Madrid et une attente populaire exceptionnelle. Chaque nom appelé, chaque absence et chaque formulation lors de cette première conférence seront interprétés comme un signal.
Quatre chocs européens pour commencer sans période d’observation
Le calendrier ne laisse aucune place à une longue installation. La France se déplacera en Turquie le 25 septembre, puis en Belgique le 28 septembre. Elle recevra ensuite l’Italie le 2 octobre avant de retrouver la Belgique le 5 octobre. Quatre matches, trois adversaires exigeants et des styles très différents : pression populaire en Turquie, intensité d’un derby continental face aux Belges et poids historique du duel contre l’Italie.
Cette densité obligera le nouveau sélectionneur à construire un groupe immédiatement opérationnel. Il devra trouver un équilibre entre les cadres capables de sécuriser les premiers résultats et les joueurs qui incarnent le prochain cycle. La gestion physique comptera également, car les internationaux arriveront en pleine séquence de clubs, au début d’une saison déjà chargée.
Les trois questions qui vont dominer la première liste de Zidane
Quelle place pour les cadres du dernier Mondial ?
Le premier enjeu sera celui de la continuité. Kylian Mbappé reste le visage majeur du football français, mais l’arrivée d’un nouveau sélectionneur redéfinit toujours les responsabilités et les hiérarchies. Autour du capitaine, Zidane devra décider quels leaders conserver au cœur du projet et comment répartir l’autorité dans le vestiaire. Une première liste ne ferme jamais définitivement les portes, mais elle dessine les priorités.
Qui profitera du nouveau cycle ?
Chaque changement de sélectionneur crée une fenêtre pour les joueurs proches du groupe, les jeunes en progression et les Français performants dans les grands championnats européens. Zidane connaît la valeur de la concurrence au plus haut niveau. Son défi sera de renouveler sans déséquilibrer, d’ouvrir la porte sans transformer quatre matches officiels en laboratoire permanent.
Quel football Zidane veut-il installer ?
La liste donnera déjà des indices sur le système envisagé. Le nombre de défenseurs centraux, le profil des milieux, la présence d’ailiers purs ou d’attaquants polyvalents permettront de lire les premières intentions. Au Real Madrid, Zidane avait bâti ses succès sur l’adaptation, la maîtrise du vestiaire et la capacité à faire gagner des joueurs d’élite dans plusieurs configurations. Avec une sélection, le temps de travail est plus court : la clarté des rôles devient essentielle.
Un événement français sous le regard du monde
Cette annonce dépassera largement les frontières françaises. Zidane demeure l’une des figures les plus reconnues du football mondial, de Marseille à Madrid, de l’Afrique du Nord à l’Asie et aux Amériques. Sa première liste sera analysée par les adversaires, les clubs européens, les diffuseurs et les supporters internationaux qui veulent savoir si le champion du monde 1998 peut reproduire en sélection l’autorité qu’il avait imposée sur le banc du Real.
L’enjeu est aussi économique et médiatique. Les Bleus figurent parmi les sélections les plus puissantes du monde en matière d’image. L’arrivée de Zidane renforce encore cette attraction. Une équipe ambitieuse, identifiable et capable de faire émerger de nouveaux visages peut soutenir les audiences, les partenariats et la valeur mondiale de la marque France. Mais cet enthousiasme crée une pression immédiate : le récit ne suffira pas, les résultats seront exigés dès septembre.
L’héritage Deschamps, un socle et non une prison
Zidane ne prend pas les commandes d’une sélection à reconstruire après un effondrement. Il succède à un entraîneur qui a remporté la Coupe du monde 2018, atteint la finale en 2022 et conduit la France jusqu’au dernier carré en 2026. Cet héritage offre un socle de compétitivité, des habitudes de haut niveau et un réservoir profond. Il impose aussi une comparaison constante avec une méthode qui a produit des résultats pendant plus d’une décennie.
La rupture la plus intelligente ne sera peut-être pas spectaculaire. Elle pourrait se lire dans la communication, la manière de responsabiliser les créateurs, l’animation offensive ou la relation avec les clubs. La première liste de Zidane sera donc scrutée moins pour une révolution de façade que pour les détails révélant sa propre vision.
Pourquoi le 18 septembre peut lancer une nouvelle histoire
À 18 heures, les noms apparaîtront et les débats commenceront immédiatement. Pourtant, le plus important sera le message d’ensemble : quelle équipe de France Zidane veut-il construire, avec quelle énergie et quelle exigence ? Les quatre rencontres suivantes offriront une première réponse, mais la liste constituera déjà un acte de management.
Pour les supporters, ce rendez-vous réunit nostalgie et projection. Zidane revient dans la maison bleue vingt ans après la fin de sa carrière internationale, cette fois pour guider une génération qui a grandi avec son histoire. Le 18 septembre ne distribuera aucun trophée. Il peut toutefois devenir le jour où une immense attente populaire commence enfin à prendre la forme d’une équipe.
Sources
- L’Équipe, 1er septembre 2026 : date, heure et calendrier de la première liste.
- Le Parisien, 1er septembre 2026 : annonce de la première liste au siège de la FFF.
- Europe 1, 1er septembre 2026 : confirmation attribuée à la FFF et contexte du mandat.
- Fédération française de football : calendrier officiel de l’équipe de France.

