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Durcissement des critères de prêt en zone euro selon le rapport de la BCE d’octobre 2026

Photo : Thomas Wolf, www.foto-tw.de/Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 de.

Au troisième trimestre 2026, les banques de la zone euro ont continué de durcir leurs critères d’octroi de prêts, en particulier pour les entreprises et les crédits à la consommation, selon l’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne publiée le 27 octobre 2026.

Les normes de crédit pour les prêts aux entreprises se sont resserrées avec un net durcissement de 9 % des banques interrogées, dépassant les attentes précédentes de 5 %. Cette tendance est attribuée à une perception accrue des risques et à une moindre tolérance au risque des banques, exacerbées par des incertitudes géopolitiques et des évolutions dans le secteur énergétique.

Concernant les prêts aux ménages, les critères pour les prêts immobiliers sont restés stables (0 % de variation nette), tandis que ceux pour les crédits à la consommation ont connu un durcissement net de 14 %. Ce durcissement a dépassé les prévisions des banques, principalement en raison d’une plus grande prudence face aux risques.

Par ailleurs, la demande de prêts a diminué dans presque tous les segments, avec une baisse nette de 6 % pour les prêts aux entreprises. Toutefois, une augmentation progressive de la demande a été observée pour les prêts destinés à financer les infrastructures liées à l’intelligence artificielle, un secteur où les banques adaptent encore leurs pratiques d’octroi de crédit sans critères quantitatifs spécifiques mais avec une attention accrue, notamment pour les entreprises informatiques.

Les conditions générales des prêts se sont également durcies, notamment en raison de la hausse des taux d’intérêt, ce qui a conduit à une augmentation du taux de refus des demandes de prêt, plus marquée pour les crédits à la consommation que pour les prêts aux entreprises ou immobiliers.

Pour le quatrième trimestre 2026, les banques anticipent un durcissement supplémentaire des critères de crédit pour les entreprises, ainsi qu’un resserrement significatif pour les prêts immobiliers et à la consommation.

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