Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a exposé lors d’une audition au Comité des affaires économiques et monétaires du Parlement européen le rôle croissant de l’intelligence artificielle (IA) dans l’économie de la zone euro.
Elle a indiqué que les entreprises devraient consacrer environ 10% de leurs investissements totaux à l’IA en 2026, et que les crédits liés à l’IA représentent déjà près d’un quart de la croissance du crédit aux entreprises.
L’IA est perçue comme un levier important pour améliorer la productivité, la compétitivité et le niveau de vie en Europe. Toutefois, elle a aussi des effets sur l’investissement, le marché du travail et l’inflation, des éléments essentiels pour la politique monétaire de la BCE.
Malgré les chocs énergétiques, l’économie de la zone euro a montré une certaine résilience au deuxième trimestre 2026, avec une croissance du PIB réelle solide et large, notamment dans l’industrie, les services et les investissements liés à l’IA.
Le marché du travail reste robuste avec un taux de chômage à 6,4% en juillet, même si la croissance de l’emploi ralentit. La productivité s’améliore progressivement.
La BCE prévoit une croissance économique de 0,9% en 2026, 1,4% en 2027 et 1,5% en 2028. L’inflation globale a augmenté à 3,2% en août, portée par la hausse des prix de l’énergie, tandis que l’inflation hors énergie et alimentation a légèrement diminué à 2,4%.
