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Lagarde : peu de progrès pour les femmes à la BCE, inflation portée par l’énergie

Photo : Français : Fonds monétaire international (identité du photographe non mentionnée)/Wikimedia Commons — Public domain.

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a évoqué dans une interview accordée au journal japonais Yomiuri Shimbun le 4 novembre 2026 les défis rencontrés par les femmes en position de pouvoir, ainsi que la situation actuelle de l’inflation en zone euro.

Sur la question des femmes au pouvoir, Mme Lagarde a rappelé son expérience personnelle en tant que première femme à diriger la BCE. Elle a souligné que dans le Conseil des gouverneurs, composé de 27 membres, seules deux femmes siègent actuellement, elle-même et Isabel Schnabel, qui quittera ses fonctions en janvier. « C’est toujours un défi d’être une minorité », a-t-elle déclaré, expliquant que les nominations sont souvent faites par des gouvernements majoritairement masculins qui tendent à choisir des hommes, en partie parce que le vivier de femmes talentueuses est un phénomène récent.

Elle a aussi mentionné les efforts du Premier ministre japonais Abe, qui avait lancé le programme « One Million Women » visant à intégrer un million de femmes supplémentaires dans le monde du travail, notamment grâce à des politiques facilitant l’accès aux crèches. Ces mesures ont contribué à améliorer l’accès des femmes à des postes à responsabilités au Japon.

Concernant la politique monétaire et l’inflation, Christine Lagarde a indiqué que l’inflation globale en zone euro s’élevait à 4 % en octobre, un niveau plus élevé que prévu il y a quelques mois mais conforme aux attentes du marché. Cette hausse est principalement due à l’énergie, dont les prix ont augmenté de 20,8 % en raison du conflit au Moyen-Orient et d’une capacité mondiale de raffinage réduite. L’inflation alimentaire a également augmenté.

En revanche, les indicateurs d’inflation sous-jacente, qui excluent l’énergie, la nourriture, l’alcool et le tabac, restent stables à 2,5 %, tandis que l’inflation des services a légèrement progressé. Cette distinction est importante pour comprendre la dynamique réelle de l’inflation hors effets volatils.

Cette interview met en lumière les enjeux persistants de la représentation féminine dans les institutions européennes et les défis économiques actuels liés à la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation, dans un contexte géopolitique tendu.

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