Il y a dix ans, la « Grande jungle » de Calais, un vaste camp de migrants, était démantelée. Cette opération marquait la fin d’un épisode emblématique de la crise migratoire en France.
Dans la foulée, l’État français a instauré une politique dite de « zéro point de fixation », visant à empêcher la reconstitution de bidonvilles géants comme celui de Calais. Cette mesure a pour objectif de limiter les flux migratoires et d’éviter la formation de camps informels à grande échelle.
La mairie de Calais estime que cette politique sécuritaire, bien qu’imparfaite, était nécessaire pour gérer la situation. En revanche, plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) critiquent cette approche, la qualifiant de « désastre » sur le plan humanitaire, pointant les conditions difficiles auxquelles sont confrontés les migrants depuis le démantèlement.
