La COP-17 sur la biodiversité, qui se déroule actuellement à Erevan en Turquie, arrive à mi-parcours de la mise en œuvre du cadre mondial adopté en 2022 pour restaurer la nature. Ce cadre, connu sous le nom d’accord de Kunming-Montréal, fixe 23 objectifs, dont la protection de 30 % des terres et des océans et la restauration de 30 % des écosystèmes dégradés d’ici 2030.
À quatre ans de l’échéance, le bilan reste mitigé. Le biologiste Marc-André Selosse, spécialiste du sol, des plantes et des champignons, invité international de RFI le 24 octobre, déplore l’absence d’avancées dans les décisions humaines et dans l’action concrète pour atteindre ces objectifs. Selon lui, malgré les engagements pris, les efforts restent insuffisants pour inverser la perte de biodiversité.
Cette COP-17 est donc un moment crucial pour évaluer les progrès réalisés et pour renforcer la mobilisation internationale autour de la protection de la biodiversité, enjeu majeur pour la santé des écosystèmes et la survie des espèces, y compris l’humanité.
