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mercredi 26 août 2026

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Mondo Duplantis Gold : Mondo Duplantis signe « Gold », hymne du premier Ultimate

Champion olympique et recordman du monde, Mondo Duplantis signe désormais l’hymne officiel du premier Ultimate Championship. Avec « Gold », la superstar suédoise transforme sa passion musicale en pièce centrale d’un nouveau spectacle mondial.


Santhia Antoine
Santhia Antoine
Rédactrice en chef de B-Empire Magazine, Santhia Antoine
août 26, 2026  ·  6 min de lecture
Mondo Duplantis Gold : Mondo Duplantis signe « Gold », hymne du premier Ultimate
B-EMPIRE Magazine

Mondo Duplantis vient d’effectuer le saut que personne n’attendait. Le double champion olympique et recordman du monde de la perche ne se contente plus de fournir les images les plus spectaculaires de l’athlétisme : il veut aussi en créer la bande-son. Son nouveau titre, Gold, a été choisi comme hymne officiel du premier World Athletics Ultimate Championship, programmé du 11 au 13 septembre à Budapest.

L’annonce dépasse la curiosité d’un champion qui pousse la chansonnette. World Athletics intégrera le morceau aux retransmissions et à l’expérience du public dans le stade, avant une interprétation en direct par Duplantis lors de la clôture. Une superstar du sport devient ainsi à la fois athlète, auteur, interprète et visage promotionnel d’une compétition mondiale dotée de 10 millions de dollars. C’est un signal fort sur la manière dont le sport moderne fabrique désormais ses événements.

« Gold », le titre qui fait de Duplantis bien plus qu’un champion

Gold a été écrit par Armand « Mondo » Duplantis avec Carl Silvergran et Oscar Chase, qui en assure également la production. Le morceau est disponible sur les grandes plateformes de streaming, notamment Spotify et Apple Music. Son clip, tourné dans plusieurs lieux emblématiques de Budapest, mélange l’image contemporaine de la capitale hongroise et des archives montrant le perchiste dans ses jeunes années.

Le choix du titre joue évidemment avec l’identité sportive de Duplantis, habitué aux médailles et aux records. Mais le champion explique avoir écrit la chanson autour d’une idée plus large : représenter sa famille, son équipe et ses entraîneurs, donc quelque chose de plus grand que soi. L’ambition est de relier deux langages universels, la musique et le sport, sans réduire le morceau à un simple jingle publicitaire.

Un rêve de Grammy assumé

Cette incursion n’est pas improvisée. Duplantis publie de la musique depuis plusieurs années et avait lancé son premier single, Bop, en 2025. NBC Sports estime que ses six titres précédents cumulent environ 11 millions d’écoutes sur Spotify. L’Associated Press rappelle également que le Suédois a déjà affirmé rêver de gagner un Grammy. La formule peut faire sourire, mais elle révèle une stratégie de carrière inhabituelle : construire une identité culturelle qui ne s’arrête pas à la piste.

À 26 ans, Duplantis possède déjà une légitimité sportive exceptionnelle. Né en Louisiane d’un père américain et d’une mère suédoise, il incarne naturellement plusieurs marchés et plusieurs cultures. Son image voyage de l’Europe aux États-Unis, des Jeux olympiques aux réseaux sociaux. La musique lui offre un moyen supplémentaire de parler à un public qui ne suit pas nécessairement chaque meeting d’athlétisme.

Pourquoi World Athletics mise sur une star capable de chanter

Le premier Ultimate Championship doit réunir les champions olympiques, les champions du monde, les vainqueurs de la Diamond League et les meilleurs athlètes du classement mondial. Les épreuves seront concentrées sur trois soirées à Budapest, avec des formats resserrés et une récompense de 150 000 dollars pour chaque vainqueur individuel. World Athletics veut présenter ce rendez-vous comme le duel des meilleurs contre les meilleurs.

Dans ce contexte, choisir Duplantis pour écrire l’hymne n’est pas un gadget. Le président de World Athletics, Sebastian Coe, présente l’Ultimate comme une compétition conçue pour montrer les talents et les passions des grandes vedettes sur la piste comme en dehors. Le perchiste devient la démonstration vivante de cette promesse. Il ne prête pas seulement son visage à une campagne : il produit une partie de l’expérience.

Les grandes ligues sportives cherchent depuis longtemps à transformer un match en spectacle culturel complet. Musique, mode, célébrités et contenus courts permettent d’étendre l’attention bien avant le coup d’envoi et après le résultat. L’athlétisme, souvent dépendant des Jeux olympiques pour atteindre le très grand public, tente ici de reprendre le contrôle de son récit avec un événement identifiable et une bande-son propriétaire.

Le sport mondial entre dans l’ère des champions-créateurs

La décision reflète une évolution profonde. Les athlètes ne sont plus seulement les sujets d’une retransmission. Ils deviennent des médias, des producteurs et parfois des artistes. Leur audience personnelle peut rivaliser avec celle des institutions qui organisent leurs compétitions. Pour les fédérations, cette puissance est une occasion de toucher de nouvelles communautés. Pour les champions, elle représente une manière de maîtriser leur image et de prolonger leur carrière au-delà des résultats.

Duplantis possède un avantage rare dans cette transformation : son sport produit un geste très facile à comprendre. Une course, une perche qui se plie, un corps qui s’élève au-dessus d’une barre placée à plus de six mètres. Même sans connaître les règles, le public reconnaît immédiatement l’exploit. Ajouter une chanson personnelle à cette image crée une signature encore plus mémorable et plus partageable.

Le risque existe pourtant. Une célébrité immense sur la piste ne garantit ni succès critique ni tube populaire. La musique expose Duplantis à une évaluation différente, sans chronomètre ni barre pour trancher. Cette vulnérabilité rend précisément le projet intéressant : le champion accepte d’entrer dans un domaine où son palmarès ne suffit pas.

Budapest sera le véritable test de « Gold »

Le moment décisif arrivera le dimanche 13 septembre. Duplantis doit interpréter Gold dans le stade pour clôturer l’Ultimate Championship. Le morceau ne sera alors plus seulement une sortie sur les plateformes : il sera associé aux victoires, aux ralentis et aux émotions vécues pendant trois soirées. Si l’événement réussit, la chanson pourra devenir indissociable de sa première édition.

L’enjeu est aussi sportif. Le programme promet des confrontations directes entre les principales figures de l’athlétisme, dans une compétition biennale pensée pour occuper les années sans championnats du monde. Le montant record des primes et la concentration des stars donnent à World Athletics une occasion de créer un nouveau rendez-vous premium. Duplantis, déjà l’un des visages les plus reconnaissables de la discipline, porte une part importante de cette ambition.

Le monde regardera donc un champion tenter deux performances à Budapest. La première se jouera au-dessus de la barre. La seconde, devant un micro. Avec Gold, Mondo Duplantis ne promet pas seulement une médaille ou un record de plus : il teste jusqu’où une superstar de l’athlétisme peut étendre son influence dans la culture mondiale.

Sources

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