Violences à Tirana : les manifestants réclament la démission d’Edi Rama
Depuis plusieurs jours, Tirana est le théâtre de violences inédites. Ce mouvement, initié par des étudiants dénonçant la corruption et demandant plus de moyens pour les universités, s'est transformé en une contestation plus large visant la démission du Premier ministre Edi Rama, au pouvoir depuis 13 ans. Selon Besnik Mustafaj, cette colère reflète une opposition à la concentration des pouvoirs entre les mains du chef du gouvernement.
Thomas Rivière
Thomas Rivière suit l’actualité internationale et la géopolitique
octobre 23, 2026 · 1 min de lecture
B-Empire Live
BrèvePublié le (heure de Dubaï, UTC+4) · date de l'événement : 2026-10-22
Des scènes de violences inédites ont éclaté ces derniers jours à Tirana, la capitale albanaise. Des bâtiments ont été incendiés, des commerces vandalisés et des bureaux saccagés, témoignant d’une contestation particulièrement brutale.
À l’origine, ce mouvement de protestation a été lancé par des étudiants qui dénonçaient la corruption et réclamaient davantage de moyens pour les universités. Cependant, la contestation s’est rapidement élargie pour exiger la démission d’Edi Rama, Premier ministre albanais en poste depuis 13 ans.
Besnik Mustafaj, écrivain et ancien ambassadeur d’Albanie en France, explique que les manifestants reprochent à Edi Rama de concentrer tous les pouvoirs, ce qui alimente leur colère et leur détermination à le voir quitter ses fonctions.
Depuis le 13 octobre, la capitale albanaise connaît des manifestations violentes contre les conditions d'études, les frais d'inscription élevés et la corruption. Malgré la pression, le Premier ministre refuse de démissionner.
Le Premier ministre albanais Edi Rama a tenu bon dimanche 18 octobre face à une sixième journée consécutive de manifestations à Tirana. Le mouvement, initialement pacifique et anticorruption, a récemment pris une tournure plus violente avec la participation des étudiants dénonçant leurs conditions de vie et le manque de perspectives économiques.
La semaine écoulée a été marquée par plusieurs événements majeurs : une mobilisation lycéenne et une manifestation nationale en France le 17 octobre, une attaque au fusil dans un collège à Aubagne, un naufrage meurtrier d'une embarcation de migrants au large de Djibouti, ainsi que des manifestations contre le pouvoir en Albanie. Ces événements témoignent des tensions sociales et politiques dans différentes régions.
James Okonkwo◆octobre 18, 2026◆1 min de lecture
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