La date est posée, le décor est prêt et la France du football retient son souffle. Mardi 28 juillet 2026 à 11 heures, au siège de la Fédération française de football, Philippe Diallo présentera le nouveau sélectionneur des Bleus. La FFF n’a pas encore écrit le nom de Zinédine Zidane dans son communiqué, mais tous les regards convergent vers l’ancienne icône de 1998. Après quatorze années sous Didier Deschamps, ce rendez-vous doit ouvrir une nouvelle ère.
L’annonce est déjà un événement bien au-delà des frontières françaises. Zidane reste l’un des visages les plus universels du football, champion du monde comme joueur, Ballon d’Or et entraîneur triple vainqueur consécutif de la Ligue des champions avec le Real Madrid. Son retour sur un banc, cinq ans après sa dernière saison à Madrid, donnerait immédiatement aux Bleus une exposition planétaire et une pression à la hauteur du symbole.
Le 28 juillet, un rendez-vous officiel mais un nom encore attendu
La prudence factuelle reste indispensable : au 24 juillet, la Fédération a confirmé la conférence de presse de Philippe Diallo et la présentation du prochain sélectionneur, pas officiellement l’identité de celui-ci. L’AFP décrit cependant Zidane comme le grand favori, tandis que L’Équipe annonce son intronisation. Des médias internationaux, d’ANSA en Italie à Cadena SER en Espagne, présentent eux aussi l’ancien numéro 10 comme le successeur attendu de Deschamps.
La séquence prévue est institutionnelle. Un comité exécutif extraordinaire doit précéder la conférence de presse, avant que le président de la FFF et le nouveau patron des Bleus ne s’expriment devant les médias. Ce calendrier refermera formellement l’un des plus longs chapitres de l’histoire de la sélection et lancera immédiatement la préparation des prochaines échéances.
Pourquoi ce passage de témoin est historique
Didier Deschamps a dirigé l’équipe de France depuis 2012. Son mandat a offert aux Bleus le titre mondial en 2018, une finale de Coupe du monde en 2022 et une stabilité rare au sommet du football international. La quatrième place obtenue au Mondial 2026 a marqué la fin de cette aventure, avec une défaite contre l’Espagne en demi-finale puis un dernier match spectaculaire perdu face à l’Angleterre.
Remplacer Deschamps ne consiste donc pas simplement à changer de système ou de discours. Il faut succéder à un sélectionneur qui a structuré une génération entière, installé une culture de la compétition et habitué la France aux derniers carrés. Le prochain entraîneur héritera d’un effectif riche, d’attentes immenses et d’une comparaison permanente avec les résultats de son prédécesseur.
De France 98 au banc des Bleus, la boucle rêvée
Si Zidane est bien présenté mardi, l’image aura une force exceptionnelle. Il retrouvera la sélection trente-deux ans après sa première cape et vingt-huit ans après ses deux buts en finale du Mondial 1998. Il succédera à son ancien coéquipier et capitaine Didier Deschamps, autre pilier de cette équipe devenue un repère de la mémoire collective française.
Ce récit ne garantit pourtant aucune victoire. Le statut de légende peut faciliter l’adhésion du public et imposer une autorité immédiate dans le vestiaire, mais la fonction de sélectionneur obéit à des contraintes particulières : peu de séances, des joueurs dispersés dans toute l’Europe et l’obligation de trouver rapidement un équilibre entre talents individuels et cohérence collective.
Le premier chantier : relancer les Bleus après le Mondial
La France sort du tournoi avec un mélange de puissance et de frustration. Kylian Mbappé a terminé meilleur buteur de la compétition avec dix réalisations, mais la sélection n’a pas atteint la finale. Le nouveau staff devra préserver l’efficacité de son capitaine tout en donnant davantage de fluidité au jeu, en reconstruisant certains équilibres défensifs et en préparant l’intégration de jeunes joueurs.
La question du style sera centrale. Au Real Madrid, Zidane avait bâti ses succès sur la gestion des grands joueurs, la souplesse tactique et une capacité remarquable à répondre aux matches à élimination directe. En sélection, il devra condenser cette méthode sur quelques rassemblements par saison. Il lui faudra également choisir un staff, définir une hiérarchie et décider jusqu’où transformer le groupe hérité de Deschamps.
La Ligue des nations arrive déjà en septembre
Le temps d’installation sera très court. Selon l’AFP, la nouvelle équipe de France entamera son cycle dès septembre en Ligue des nations, avec un premier déplacement en Turquie le 25 septembre. Cette rencontre donnera rapidement une première indication sur les choix du nouveau sélectionneur, même si son projet ne pourra évidemment pas être jugé sur quatre-vingt-dix minutes.
À moyen terme, la grande cible sera l’Euro 2028 au Royaume-Uni et en Irlande. Pour Zidane, s’il est confirmé, ce tournoi représenterait le premier grand rendez-vous à la tête d’une sélection. La mission sera double : maintenir la France parmi les favoris et construire une équipe capable de dominer, pas seulement de survivre, face aux nations qui ont imposé les idées les plus fortes au Mondial.
Mbappé et Zidane, deux icônes face à la même obligation
La relation entre le sélectionneur attendu et Kylian Mbappé concentrera naturellement l’attention. L’un incarne la génération qui a fait basculer le football français dans une nouvelle dimension en 1998. L’autre porte l’équipe actuelle, ses buts, son image et ses ambitions. Tous deux connaissent le Real Madrid et la pression qui accompagne les statuts hors normes.
Le défi ne sera pas de fabriquer une affiche publicitaire autour de deux stars, mais de convertir leur autorité en projet collectif. Un capitaine performant a besoin d’un cadre clair. Un sélectionneur prestigieux doit prendre des décisions parfois impopulaires. L’équilibre entre proximité, exigence et responsabilité pourrait définir les premiers mois du nouveau cycle.
Un événement français à portée mondiale
L’arrivée probable de Zidane dépasse le cadre sportif national. Son nom parle à Madrid, Turin, Alger, Tokyo, New York ou São Paulo. Pour la FFF, cette puissance d’attraction représente un atout commercial et médiatique considérable. Chaque liste, chaque conférence et chaque match des Bleus bénéficieront d’une audience internationale renforcée.
Cette lumière comporte son revers. Le moindre résultat décevant deviendra un sujet mondial et chaque choix sera analysé à travers le passé glorieux de Zidane. La fascination peut offrir un élan, mais elle réduit aussi la patience. Le futur sélectionneur devra protéger son groupe de cette intensité sans couper l’équipe de l’enthousiasme populaire.
Ce qu’il faudra surveiller mardi
Le premier élément sera évidemment la confirmation du nom. Viendront ensuite la durée du contrat, la composition du staff, les mots employés sur l’héritage Deschamps et les premières indications sportives. La gestion du capitanat, la place des jeunes, le calendrier de septembre et l’ambition pour l’Euro 2028 devraient également occuper les questions.
Il faudra surtout écouter la vision. Zidane a gagné au Real Madrid avec des joueurs d’élite et une remarquable culture des grands soirs. La France voudra savoir comment il compte adapter cette expérience au football international, où le temps manque et où un détail peut décider d’un tournoi entier.
Le monde regarde la France changer d’époque
Tout converge vers une image que le football français attend depuis des années : Zinédine Zidane face au maillot bleu, cette fois comme sélectionneur. Tant que la FFF ne l’a pas officiellement nommé, la rigueur impose de parler d’une arrivée attendue. Mais la conférence fixée au 28 juillet transforme désormais la rumeur permanente en compte à rebours concret.
Après quatorze ans de continuité, la France va changer de voix, de méthode et de récit. Le prestige du nom produira l’émotion du premier jour. Ensuite commenceront les choix, les matches et les résultats. C’est là que se jouera la véritable histoire : non pas le retour d’une légende, mais sa capacité à conduire une nouvelle génération vers les sommets.
Sources fiables
- AFP — conférence de presse du 28 juillet, succession de Deschamps et calendrier des Bleus, 23 juillet 2026
- L’Équipe — présentation attendue de Zinédine Zidane par la FFF, 23 juillet 2026
- ANSA — annonce de la présentation du nouveau sélectionneur français, 23 juillet 2026
- Le Monde — fin du mandat de Didier Deschamps après le Mondial 2026, 19 juillet 2026


