À Longyearbyen, la capitale administrative de l’archipel arctique du Svalbard, situé à 1 300 kilomètres du pôle Nord, les 2 600 habitants ont été avertis de ne plus boire l’eau du robinet. Cette mesure fait suite à la découverte d’une contamination de l’eau potable aux métaux lourds.
Selon RFI, ce phénomène est directement lié au dégel du pergélisol, une couche de sol gelé en permanence, qui fond sous l’effet du réchauffement climatique. Le Svalbard est l’une des régions du monde qui se réchauffe le plus rapidement, ce qui entraîne la libération de polluants accumulés dans le sol gelé depuis longtemps.
Cette contamination aux métaux lourds pose un risque sanitaire important pour les habitants de Longyearbyen, contraints de trouver des alternatives pour leur approvisionnement en eau potable. Ce cas illustre les impacts locaux concrets du changement climatique dans les régions arctiques.
