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dimanche 20 septembre 2026

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Ligue des nations : l’épreuve des nouveaux bancs

Zidane avec la France, Klopp avec l'Allemagne et Xavi avec les Pays-Bas : la Ligue des nations 2026/27 commence par un test de méthode pour plusieurs sélectionneurs très attendus.


Santhia Antoine
Santhia Antoine
Rédactrice en chef de B-Empire Magazine, Santhia Antoine
septembre 19, 2026  ·  6 min de lecture
Ligue des nations : l’épreuve des nouveaux bancs
Photo : Saggittarius A/Wikimedia CommonsCC BY-SA 4.0. Image cropped by B-Empire Magazine.

La Ligue des nations 2026/27 débute le 24 septembre avec une curiosité rare : plusieurs grandes sélections changent de voix en même temps. L’Allemagne de Jürgen Klopp et les Pays-Bas de Xavi Hernández se rencontrent d’entrée ; la France de Zinédine Zidane jouera son premier match de la campagne en Türkiye le 25. L’Italie retrouve Roberto Mancini, tandis que le Portugal commence avec Jorge Jesus. Ces noms attirent l’attention, mais l’enjeu sportif est moins la célébrité des entraîneurs que leur capacité à transmettre une idée de jeu dans le temps très court des rassemblements internationaux.

Un premier soir, deux nouveaux projets

Le duel Pays-Bas-Allemagne du 24 septembre résume cette édition. L’UEFA présente la rencontre comme les débuts internationaux de Klopp à la tête de l’Allemagne et de Xavi sur le banc néerlandais. Les deux hommes arrivent avec une forte identité de club, acquise dans des contextes où l’entraînement quotidien permet de travailler chaque déplacement et chaque automatisme. Une sélection fonctionne autrement. Quelques séances doivent suffire pour faire comprendre des priorités à des joueurs venus de clubs différents et pour préparer un adversaire précis.

Le prestige des entraîneurs ne garantit donc pas une transformation immédiate. Klopp a remporté des titres majeurs avec Dortmund et Liverpool ; Xavi a dirigé le FC Barcelone après une carrière marquée par le football espagnol et les influences néerlandaises. Leurs parcours donnent des repères, pas des certitudes sur la forme qu’adopteront les sélections dès septembre. Le match montrera surtout quels principes peuvent être installés rapidement : pression sans ballon, positions à la relance, réaction après une perte de balle. Un bon résultat serait utile, mais il ne suffirait pas à juger l’ensemble du projet.

La France entre dans une nouvelle séquence

Pour la France, les attentes se concentrent sur Zinédine Zidane. L’UEFA annonce son premier match en déplacement face à la Türkiye le 25 septembre, puis une confrontation avec la Belgique trois jours plus tard. L’ancien joueur et entraîneur du Real Madrid arrive avec une histoire qui appartient déjà au football français, mais sa réputation ne dispense pas de choisir une équipe et des équilibres. Les postes, les rôles offensifs et les solutions lorsque l’adversaire refuse l’espace devront prendre forme dans les matchs. La sélection ne pourra pas être évaluée seulement à travers l’image de son nouveau responsable.

Le déplacement en Türkiye constitue un premier examen particulier. Jouer à l’extérieur réduit la possibilité de contrôler le rythme par la seule énergie du public. Il faut aussi gérer les moments où l’équipe n’a pas le ballon et éviter que l’envie de marquer vite ne crée trop d’espaces. Il serait tentant de lire chaque choix de Zidane comme une déclaration définitive. Pourtant, les premiers matchs servent souvent à observer des associations, à distribuer des responsabilités et à mesurer des réponses en situation réelle. La prudence s’impose avant de parler de révolution ou d’échec.

Des retours et des passages de relais

L’Italie retrouve Roberto Mancini, entraîneur du titre européen remporté à l’EURO 2020, pour une deuxième période à la tête de la sélection. Elle reçoit la Belgique le 25 septembre. Ce retour ne reproduira pas automatiquement les conditions de son premier mandat : les joueurs, les attentes et le contexte de la compétition ont changé. La Belgique, elle aussi, aborde le rendez-vous avec un nouveau sélectionneur, Mark van Bommel. Une rencontre peut donc confronter deux processus de construction plutôt que deux équipes entièrement installées.

Le Portugal défendra son statut de tenant du titre avec Jorge Jesus, qui débute face au pays de Galles le 24 septembre. L’entraîneur possède une longue expérience de club, notamment au Portugal, au Brésil et en Arabie saoudite. Il devra pourtant adapter ses habitudes à une préparation plus condensée. Ce contraste traverse l’ensemble de cette première journée : des personnalités connues pour leur méthode se retrouvent dans un cadre qui limite le temps nécessaire à son application. La vraie compétence du sélectionneur n’est pas de copier son ancienne équipe, mais de décider ce qui peut fonctionner immédiatement avec le groupe présent.

Un calendrier qui demande de la mesure

Selon l’UEFA, les quatre premières journées se déroulent du 24 septembre au 6 octobre, avant deux nouvelles journées en novembre. Ce rythme donne rapidement une série de réponses, mais pas une saison entière de travail. Il invite à regarder les matchs par séquences plutôt que de réduire chaque équipe à son premier score. Les titulaires peuvent évoluer, les blessures modifier les plans et un adversaire peut révéler des problèmes que le précédent avait laissés invisibles. Même un grand choc, tel que le remake de la finale de l’EURO 2024 entre l’Angleterre et l’Espagne le 26 septembre, s’inscrit dans cette logique de progression.

La Ligue des nations a aussi son propre objectif : progresser dans son groupe et rejoindre les phases décisives prévues en 2027. Elle n’est ni une suite de matchs amicaux ni un verdict sur l’ensemble du football d’un pays. Les sélectionneurs doivent concilier l’urgence du résultat avec la construction d’une équipe capable de durer. C’est pourquoi les signes les plus intéressants ne seront pas toujours spectaculaires. Une ligne défensive mieux coordonnée, une sortie de balle plus claire ou une réponse collective après un but encaissé en diront parfois davantage qu’une formule tactique affichée avant le coup d’envoi.

Le terrain, enfin

Au 20 septembre, aucun de ces premiers matchs de la campagne n’a encore été joué. Il faut donc résister aux verdicts écrits à l’avance. L’intérêt de cette édition tient à la rencontre entre de fortes réputations et les contraintes ordinaires du football international. Klopp, Xavi, Zidane, Mancini et Jesus ne commencent pas tous au même point, mais chacun devra transformer des idées en comportements partagés. Les noms font l’affiche ; le temps de jeu dira si leurs équipes commencent à devenir reconnaissables.

Sources

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