Macron évoque l’état d’urgence comme option si la situation se dégrade
Lors d'une visite à Marseille, Emmanuel Macron a déclaré que l'ordre public serait maintenu sans recourir à un état d'urgence, mais a laissé cette option ouverte si la situation empirait. Il a aussi promis des mesures concrètes pour répondre aux revendications des lycéens à l'origine des récentes manifestations.
Nadia El-Amrani
Nadia El-Amrani couvre la politique et l’actualité du
BrèvePublié le (heure de Dubaï, UTC+4) · date de l'événement : 2026-10-26
Le président Emmanuel Macron a affirmé lundi qu’il était possible de maintenir l’ordre public en France sans recourir à un état d’urgence, tout en précisant que cette mesure n’était pas exclue si la situation venait à se dégrader.
Lors d’une visite à Marseille, il a déclaré que l’état d’urgence n’était pas « hors limites ni tabou » et pourrait être envisagé si les événements prenaient une tournure plus grave.
Par ailleurs, Macron a promis des mesures concrètes pour répondre aux revendications des lycéens, dont les protestations ont déclenché plusieurs semaines de troubles à l’échelle nationale.
Depuis plus d'un mois, les manifestations étudiantes en France dénoncent les mauvaises conditions dans les lycées, le manque de professeurs, le rythme scolaire et les inégalités entre établissements publics et privés. Ce mouvement s'est élargi, réunissant Gilets jaunes, syndicats et société civile, pour réclamer des actions concrètes du président Macron.
Sur consigne d'Emmanuel Macron, de nombreuses manifestations prévues samedi en France ont été interdites ou restreintes par les préfets pour éviter de nouveaux troubles. Cette mesure soulève un débat important sur le droit de manifester et les libertés fondamentales, certains y voyant une atteinte à l'État de droit.
À la suite d'un conseil de sécurité, Emmanuel Macron a annoncé que seules les manifestations organisées par des syndicats seraient autorisées ce samedi en France, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère et les difficultés lycéennes et étudiantes. Cette décision suscite des critiques dénonçant une atteinte aux libertés démocratiques.
James Okonkwo◆octobre 24, 2026◆1 min de lecture
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